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Hendrikje Alpermann
Assistante diplômée - doctorante

Université de Lausanne
Institut de géographie et durabilité
Mouline - Géopolis 3540
CH-1015 Lausanne
 
 
 
Tél. +41 21 692 3074
Hendrikje.Alpermann@unil.ch

Hendrikje est assistante-doctorante à l'Institut de Géographie et Durabilité de l'Université de Lausanne depuis 2018 en Études Urbaines, où elle travaille dans le groupe du prof. Jean Ruegg.

Son projet de doctorat se situe à l'intersection entre études urbaines et STS/ANT. Il est clairement interdisciplinaire. Ses recherches portent sur un ensemble de bâtiments à Halle-Neustadt (Allemagne de l'Est), qui sont vides depuis les années 1990. S'appuyant sur une approche socio-matérielle, son travail vise à étudier l'évolution dans le temps des relations entre l'architecture, la transformation urbaine et l'urbanisme après l'ère socialiste.

Hendrikje a fait des études de Bachelor en ethnologie (mineur : en sciences des religions) à Leipzig, Halle et Tbilissi. Dans le cadre de son mémoire, elle a travaillé sur la fonction sociale de l'architecture en analysant l'exemple des maisons disposant d'une cour intérieure dans la vieille ville de Tbilissi. Pour son Master en études socio-culturelles elle a suivi une spécialisation en recherche urbaine à Francfort (Oder) et à Paris/Marne-la-Vallée. Son mémoire portait sur les discours autour de la démolition-reconstruction comme stratégie dominante des politiques de rénovation urbaines dans un quartier « sensible » à Lyon.

Elle a effectué ce travail dans le cadre d'un stage à l'Institut Leibniz pour la recherche sociale et spatiale (IRS, département de la régénération urbaine) à Erkner, en Allemagne. Après ses études, elle y a travaillé comme assistante de recherche durant 8 mois dans le cadre d'une étude sur la façon dont les villes traitent la diversité culturelle.

Son projet de thèse part de la question initiale simple de savoir pourquoi les bâtiments qu'elle étudie n'ont été ni démolis ni rénovés au cours des 20 dernières années mais sont restés vides. A partir de là, son travail explore les questions de relations, de pratiques et de contextes temporels qui ont contribué à la persistance des bâtiments en menant une étude ethnographique au sein d'une unité de planification publique de l'administration de la ville de Halle (Saale). Ce projet de recherche analyse les relations qui se déroulent au quotidien à travers le temps et retrace la vie des bâtiments du point de vue de la (non)réalisation de leur futur (possible) entre démolition et préservation. Découvrir la biographie de ces bâtiments à travers les yeux du futur permet à Hendrikje de prêter attention également aux idées et aux projets qui n'ont pas été mis en œuvre. Cela permet de rendre visibles les ruptures, les répétitions et les connexions dans la vie d'un bâtiment qui restent normalement invisibles. En ce sens, cette recherche vise également à apporter une contribution conceptuelle à la recherche en géographie architecturale.

Se tourner vers des pratiques de production de futurs et porter une attention particulière aux relations socio-matérielles et temporelles permet aussi de réfléchir sur les modes techno-politiques d'organisation de la transformation urbaine et du vide urbain.