Júlia Souza Pinto Camanho est doctorante brésilienne en Nutrition en Santé Publique à la Faculté de Santé Publique de l'Université de São Paulo (FSP/USP), sous la direction du Prof. José Miguel Nieto Olivar et la codirection de la Prof. Aline Rissatto Teixeira, dans le cadre d'un doctorat direct financé par la Fondation de Soutien à la Recherche de l'État de São Paulo (FAPESP).
Elle est actuellement chercheuse invitée à l'Institut de Géographie et Gurabilité (IGD) de l'Université de Lausanne, sous la supervision de la Première Assistante Marianna Fenzi et la cosupervision de la Prof. Valérie Boisvert, et fait partie du collectif de recherche Political Ecologies. Elle est diplômée en Nutrition de l'USP, où elle réalise aujourd'hui sa thèse, ainsi qu'en Gastronomie (Centre Universitaire Senac, Santo Amaro).
Sa recherche, de nature ethnographique, est menée auprès des peuples autochtones Tuyuka et Tukano du Haut Rio Negro, à São Gabriel da Cachoeira (Amazonas, Brésil), et prend le Système Agricole Traditionnel du Rio Negro comme dispositif cosmopolitique de soin, de résistance et de gestion territoriale. Elle s'intéresse en particulier au rôle central des femmes Tuyuka dans les pratiques agricoles, la conservation de l'agro-socio-biodiversité amazonienne et l'organisation politique du mouvement autochtone du Rio Negro, à partir de l'Association Autochtone de l'Ethnie Tuyuka Résidant à São Gabriel da Cachoeira (AIETUM-SGC).
Ce travail s'inscrit dans le projet "Cosmopolitiques du soin à la fin du monde: genre, frontières et agencements pluriépistémologiques avec la santé publique" (Cosmopolíticas do Cuidado no fim-do-mundo), dont elle coordonne le volet "Quinhapira, arepa & taioba: terre, nourriture et les femmes de la Fin-du-Monde".
En articulant perspectives décoloniales, cosmopolitiques du soin et savoirs pluriépistémologiques à la nutrition et à la santé publique, elle analyse de manière critique les tensions entre politiques publiques universalistes (programmes brésiliens d'alimentation scolaire et d'acquisition de produits alimentaires, PNAE et PAA) et cosmologies autochtones. Elle s'inscrit dans les débats sur l'(in)sécurité alimentaire et nutritionnelle, la souveraineté alimentaire, la transition alimentaire, l'urbanisation autochtone, les changements climatiques et les effets de l'Anthropocène/Capitalocène sur les territoires et les modes de vie traditionnels.
Elle est membre du Collectif de Recherche en Anthropologie, Art et Santé Publique (CPaS-1) et du Laboratoire d'Hybridation scientifico-politique en Santé Publique (LaHibrid), tous deux rattachés à la FSP/USP.
Son curriculum détaillé est accessible sur la plateforme Lattes (CNPq, Brésil), et une version abrégée de son CV est disponible en téléchargement.