| Résumé: |
Cette étude s’intéresse aux dynamiques migratoires des ressortissants de Liboré à Abidjan, avec pour objectif d’étudier comment ces migrants adaptent leurs pratiques d’habiter dans un contexte urbain complexe. Ce mémoire explore comment les migrants zarma d’un même canton rural s’approprient les espaces urbains d’Abidjan, et en quoi leurs pratiques d’habiter traduisent une hybridation entre continuité culturelle et adaptation aux contraintes de l’environnement urbain.
Pour répondre à cette problématique, une approche de micro-géographie a été adoptée, combinant une méthode ethnographique basée sur des entretiens qualitatifs et de l’observation participante. J’ai mené des entretiens et discuté informellement avec vingt-sept ressortissants de Liboré, qui vivaient dans trois communes d’Abidjan (Abobo, Marcory et Yopougon) et travaillaient dans quatre d’entre elles (Adjamé, Koumassi, Marcory et Yopougon). Les résultats qui découlent de ce travail montrent d’une part comment à travers les modes, styles et régimes d’habiter des Zarma de Liboré adaptent leurs pratiques spatiales aux exigences de la société d’accueil et d’autre part mettent l’accent sur les dynamiques entre ancrage, mouvement, stabilité et flexibilité, qui influencent de manière cruciale les modes d’habiter des Zarma en contexte migratoire. Ce travail se conclut par une analyse portant, d’une part, sur la manière dont les migrants zarma d’un même canton s’approprient les espaces urbains d’Abidjan, et d’autre part, en quoi leurs pratiques d’habiter traduisent une hybridation entre continuité culturelle et adaptation aux contraintes de l’environnement urbain. |