| Résumé: |
Malgré l'institutionnalisation croissante des démarches participatives en urbanisme, un écart persistant demeure entre les ambitions démocratiques affichées et l'impact réel des contributions citoyennes sur les décisions urbaines. Ce mémoire examine les mécanismes qui limitent ou favorisent l'efficacité de ces dispositifs participatifs et leur capacité à générer une véritable co-construction des projets urbains.
L'étude comparative s'appuie sur deux projets de la commune de Meyrin : l'écoquartier des Vergers, projet résidentiel achevé, et Cœur de Cité, réaménagement d'espaces publics en cours. La méthodologie qualitative combine analyse documentaire, entretiens avec les professionnels en charge des démarches et observation participante.
Les résultats révèlent des freins et leviers à la fois transversaux aux deux projets et spécifiques aux contextes étudiés. Le type d'espace urbain constitue notamment un facteur déterminant dans la mobilisation citoyenne. L'analyse met en évidence l'interdépendance systémique entre facteurs institutionnels, culturels et méthodologiques,
La recherche identifie plusieurs innovations méthodologiques prometteuses : hybridation fonctionnelle des espaces participatifs, stratégies de prospection participative via les réseaux associatifs, et intégration pluridisciplinaire des équipes. Ces résultats offrent des implications concrètes pour améliorer les pratiques participatives et leur adaptation aux contextes spécifiques. |