Mémoires de la Faculté des Géosciences et de l'Environnement

Cote: 1355
Auteur: CRETTENAND Lucas
Année: Septembre 2025
Titre: Limites et opportunités des projets d'agglomération : analyse de la gouvernance et de la mise en œuvre du projet Chablais Agglo
Sous la direction de: Prof. Thierry Largey
Type: Mémoire de master en géographie
Pages: 116
Complément: 12 pages d'annexes paginées (grilles d'entretien)
Fichier PDF: PDF  Mémoire [1.8 Mo]
Mots-clés: Gouvernance territoriale / Espace fonctionnel / Projet d’agglomération / Coordination institutionnelle / Planification supracommunale / Échelle régionale / Aménagement du territoire / Mobilité durable / Mise en œuvre / Cofinancement fédéral
Résumé: Ce mémoire s’intéresse à la gouvernance territoriale en Suisse à travers l’étude du projet Chablais Agglo, inscrit dans le cadre plus large de la politique fédérale des agglomérations. Il analyse la manière dont les acteurs locaux, régionaux et cantonaux perçoivent les directives fédérales, s’organisent autour d’elles et mettent en œuvre des mesures concrètes dans un contexte institutionnel marqué par l’intercantonalité. L’enquête qualitative de terrain permet d’identifier les principaux leviers et obstacles à la mise en œuvre du projet. Deux grands types de freins se dégagent. D’une part, des contraintes externes limitent la marge de manœuvre : lourdeurs administratives, oppositions, décalages entre instruments de planification, dépendance à de projets structurants hors de portée locale, ou encore asymétries cantonales en matière de pilotage. D’autre part, des facteurs internes à Chablais Agglo freinent également l’avancement : calendriers budgétaires mal adaptés, gouvernance parfois floue, priorités peu hiérarchisées et faible intégration des acteurs non institutionnels. Malgré ces limites, les acteurs interrogés expriment un fort attachement à une planification supracommunale et intercantonale. Le projet d’agglomération est reconnu comme un outil de coordination efficace, favorisant le dialogue intercommunal et l’émergence d’une vision partagée du territoire. Ce n’est pas la logique de coopération qui est remise en cause, mais plutôt le cadre fédéral perçu comme rigide et difficilement appropriable, notamment pour les petites communes. Les difficultés résident donc moins dans l’intention collaborative que dans sa traduction concrète, encore marquée par des blocages structurels malgré des améliorations notables.