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Martin Calianno
Chargé de recherche

Université de Lausanne
Institut de géographie et durabilité
Mouline - Géopolis
CH-1015 Lausanne

Formation et parcours

Après avoir obtenu un bachelor en géologie à l'Université de Namur (Belgique), je déménage en France pour suivre un master en eau, climat et environnement à l'Université de Grenoble. Ces deux formations m'ont permis d'acquérir les connaissances et les méthodes quantitatives relatives aux sciences naturelles.

J'ai ensuite suivi le master spécialisé 'HydroHazards', consacré aux risques hydro-météorologiques et en échange entre l'université de Grenoble et de Volos (Grèce). Il s'est conclu par 4 mois de stage, sur l'analyse des impacts humains liés aux événements de crues torrentielles, en collaboration entre le laboratoire d'hydrologie de Grenoble et le National Severe Storms Laboratory de Norman (Oklahoma).

Cette formation m'a sensibilisé à l'intégration des sciences naturelles (hydrologie) et des sciences humaines (géographie, risques, impacts). C'est donc dans cette continuité que j'ai commencé en septembre 2013 mon doctorat sur le monitoring des usages de l'eau en territoire de montagne, à l'institut de géographie et durabilité. Ce projet de recherche aborde les questions de quantification et de suivi des usages de l'eau sur ces territoires, en lien étroit avec l'activité des stations touristiques alpines. Les terrains étudiés sont les communes de Megève (Haute-Savoie) et de Montana (Valais).

La thèse aborde le manque de données sur l’utilisation de l’eau dans les territoires touristiques de montagne en mettant en œuvre une stratégie de terrain combinant une collecte de données quantitatives (compteurs d’eau et débitmètres), des informations qualitatives (observation et entretiens avec les usagers) et le développement d'outils pour l'évaluation spatiale et temporelle des usages de l'eau: le bassin d'usage, la densité d'usage, le régime d’usage et le cycle d'usage de l'eau. Cette recherche, à l'interface entre l'hydrologie et la géographie humaine, évalue de manière plus intégrée les utilisations de l'eau (ici l'eau potable et l'irrigation) et confronte les méthodes d'estimation des usages aux valeurs effectives et aux pratiques réelles observées sur le terrain.